Fort de Vaujours : Un peu d'histoire

Construit en 1883 dans le cadre d’un programme de modernisation des défenses de Paris démarré après la guerre franco prussienne, le fort de Vaujours a été maintes fois utilisé par l’Armée française.

Un site occupé successivement par l’armée, la Poudrerie Nationale de Sevran et le CEA

Construit en 1883 dans le cadre d’un programme de modernisation des défenses de Paris démarré après la guerre franco-prussienne, le fort de Vaujours a servi tour à tour :

  • de terrain d’entraînement pour l’armée pendant la première Guerre Mondiale,
  • de centre d’essai pyrotechnique et zone de stockage de munitions pour la Poudrerie Nationale de Sevran dans l’entre-deux guerres
  • de zone de stockage de munition pour l’armée allemande pendant la seconde Guerre Mondiale,
  • de lieu d’expérimentation pour le Commissariat à l’Energie Atomique (CEA) de 1955 et à 1997.

Durant cette dernière période, le CEA y a conçu, étudié et expérimenté différents édifices pyrotechniques. Certaines expérimentations ont mis en jeu de l’uranium naturel et/ou appauvri. Elles étaient menées dans les anciennes chambres de tir du fort. A cette époque, de nombreux bâtiments (locaux administratifs, postes électriques, laboratoires, …) ont été construits autour du fort central.

Ancien bâtiment du CEA sur le site du fort de Vaujours

Ancien bâtiment du CEA sur le site du fort de Vaujours

En 1988, le CEA a arrêté ses activités de conception et de fabrication des explosifs. Le site est cependant resté occupé jusqu’en 1997 et sous son contrôle jusqu’en 1998.

Un site qui a fait l’objet d’opérations de dépollution de 1996 à 1998 

Avant que le CEA ne quitte définitivement les lieux, des audits de pollution pyrotechnique, pyrochimique et radiologique ont été réalisés sur l’ensemble du site par des sociétés indépendantes. En conformité avec les exigences réglementaires liées à l’arrêt d’activités sur un site industriel, de nombreuses opérations de dépollution ont été menées (évacuation des substances explosives et radioactives, décontamination des 5 postes de tir en profondeur, dépollution pyrotechnique jusqu’à 50cm de profondeur…).

Un site protégé par des servitudes d’utilité publique depuis 2005 

En 1998, le CEA a remis à la préfecture le dossier d'abandon des activités du site.

Six ans plus tard, à la suite de deux enquêtes publiques et en tenant compte des conclusions rendues par un groupe d’experts et un groupe santé spécialement constitués, les préfectures de Seine-et-Marne et Seine-Saint-Denis ont publié un arrêté instaurant des servitudes d’utilité publique sur l’utilisation des sols et du sous-sol du site ainsi que sur l’exécution de certains travaux.

Cet arrêté prévoit l'usage industriel du site, encadré par des mesures de précaution en matière de sécurité et d'environnement.

Conclusion des experts et du groupe Santé (2002)

Les études montrent que l’état radiologique du site du fort de Vaujours n’est pas en mesure de générer des dangers pour les populations ;

Le rapport du groupe Santé indique que l’exposition des riverains durant l’activité passée du site n’a pas dépassé le niveau de la radioactivité naturelle et que, concernant l’exposition actuelle, il n’existe pas d’exposition supplémentaire des riverains du site par rapport à celle de l’ensemble des Franciliens.

Un site acheté en partie par Placoplatre en 2010 

En 2009, le Ministère de la Défense et le CEA décident de céder une partie des terrains du fort de Vaujours en lançant un appel à candidature.

En 2010, Placoplatre se porte acquéreur d’environ 30 hectares du site dans le but d’en exploiter les réserves de gypse. Réparti sur deux communes et deux départements, Vaujours en Seine-Saint-Denis et Courtry en Seine-et-Marne, 80% du terrain est occupé par près de 150 bâtiments industriels et bureaux à l’abandon. Le reste est occupé par une partie du fort central.

Très rapidement, Placoplatre a clôturé la friche industrielle à l’abandon et sécurisé les voies de circulation et les accès aux différents bâtiments. Il fait désormais l’objet d’un gardiennage permanent pour éviter les intrusions ou tout accident potentiellement lié à l’état de délabrement des très nombreux bâtiments.

Parcours sécurisé sur le site du fort de Vaujours

Parcours sécurisé sur le site du fort de Vaujours


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