L’extraction du gypse

Répondant à de fortes exigences règlementaires, l’extraction du gypse évolue régulièrement afin d’optimiser les conditions d’exploitation de cette ressource, de préserver l’environnement et de minorer les nuisances.

L’extraction du gypse 

De l'Antiquité au 19° siècle, les moyens d'extraction étant manuels ou faiblement mécanisés, seuls les gisements affleurant ou de très faible recouvrement sont exploités. En cas de recouvrement important, l'exploitation se faisait par méthode souterraine, faute de solutions pour déplacer et extraire les stériles.

L'apparition de machines plus puissantes va permettre des terrassements plus importants, et à partir de 1950, les exploitations à ciel ouvert vont connaître un fort développement.

Les critères d'exploitation du gypse

Les gisements de gypse  ne peuvent être exploités sans une évaluation approfondie de nombreux critères : situation par rapport aux riverains et aux utilisateurs, qualité et quantité de la ressource, structure du gisement, nature du recouvrement ou encore remise en état après exploitation.

Les techniques d'exploitation développées par Placoplatre

L’exploitation s’appuie sur l’expérience acquise depuis des dizaines d’années par l’entreprise Placoplatre et des études réalisées par les meilleurs laboratoires français (Ecoles des Mines, INERIS…). L’objectif est de garantir la sécurité, d’optimiser les conditions d’exploitation et de réduire au maximum les nuisances pour l’environnement et les populations avoisinantes.

L’évolution des techniques d'extraction

Placée sous les exigences d’une réglementation qui se renforcent depuis 25 ans, l’exploitation des  carrières de gypse  est en évolution permanente. A titre d’exemples :

  • de nouveaux moyens de calcul dimensionnent d'une façon optimale la géométrie des exploitations souterraines pour une meilleure récupération du gypse .
  • des machines plus fiables et performantes renforcent la sécurité du personnel en supprimant les opérations manuelles et dangereuses,
  • des plans de tirs séquentiels apportent une meilleure fragmentation de la roche avec une diminution des charges unitaires et des vibrations.

Le transport du gypse vers les sites de fabrication

En carrière à ciel ouvert, si le site industriel est mitoyen des gisements, comme à Vaujours , Cormeilles-en-Parisis  et Cognac , le transport du gypse concassé est assuré par des convoyeurs électriques à bande.

Si les carrières sont plus éloignées, le transport est assuré par des camions aux remorques systématiquement bâchées (ex : de la carrière souterraine de Baillet en France) ou par transport ferroviaire (ex : de la carrière de Saint-Jean-de-Maurienne  vers l’usine de Chambéry  en Savoie).

Extraction du gypse selon les types de carrières

Placée sous le contrôle du Ministère de l’Environnement depuis 1993 et l’expertise des ingénieurs de la DRIEE ou de la DREAL, l’exploitation est exécutée en appliquant minutieusement les réglementations en vigueur pour les mines et les carrières. Ainsi, l’exploitation d’une carrière, qu’elle soit à ciel ouvert ou souterraine, fait l’objet d’un arrêté préfectoral qui intègre toutes les exigences légales : conditions d’extraction, plan d’avancement de l’exploitation, remblaiement des excavations et aménagement final.

Des études précisent l'impact que l’exploitation pourrait avoir sur la vie économique et sociale des communes avoisinantes ainsi que sur la nature. Elles détaillent également les étapes de réhabilitation une fois l’exploitation terminée, l’objectif étant de redonner au site son état initial ou de proposer des améliorations (aspect, utilisation…) en cohérence avec l’environnement géographique, démographique, économique. Piloté par les industriels assistés de sociétés de conseil en ingénierie écologique, le projet est mené avec l’administration, les communes ainsi que les associations de protection de l’environnement.

Les carrières à ciel ouvert

Les carrières à ciel ouvert font l’objet d’une exploitation par gradins après découverte des couches de terre en surface et des recouvrements (sable, marne…) du gypse. Selon les gisements, le gypse est extrait par rippage mécanique ou abattage à l'explosif (foration, minage, purge).Le gypse est ensuite acheminé vers un concasseur qui le réduit en blocs inférieurs à 200 mm environ. Ceux-ci sont transportés par un convoyeur à bande jusqu’à l’usine si celle-ci est mitoyenne ou, selon son éloignement et les possibilités, par camions et même voie ferrée.

Un masque de verdure est laissé tout autour du périmètre d’exploitation pour éviter la vue de l’excavation et minimiser son impact visuel. Un arrosage des pistes de circulation est effectué pour éviter l’envol de la poussière à l’extérieur de l’exploitation selon le vent  et, en cas de transport par camion, des bâches sont systématiquement posées sur les remorques.

La remise en état s’effectue au fur et à mesure de l’avancée de l’exploitation par remblayage avec des matériaux du site voire des apports extérieurs, pour obtenir le profil final, puis ensuite, avec une végétalisation conforme au projet de réaménagement.

Les carrières souterraines

Si la récupération du gypse d'une exploitation à ciel ouvert est de presque 100%, le taux de valorisation d'une exploitation souterraine par chambres et piliers est beaucoup plus faible : en moyenne de 35 à 40%, du fait de l’impossibilité de récupérer le gypse des piliers, du toit et du mur des galeries.

L’exploitation consiste à creuser des galeries orthogonales entre 50 et 90 mètres sous terre selon les gisements. Elles sont implantées dans la masse horizontale du gypse suivant un schéma élaboré dès la demande d’autorisation et détaillant le plan de l’exploitation année par année. Les opérations se réalisent par ordre chronologique :

  • la foration  de trous horizontaux et parallèles au moyen de foreuses selon un schéma prédéterminé.
  • le minage , opération durant laquelle les trous forés sont chargés d'explosif pour des tirs séquentiels.
  • l’ évacuation du gypse au moyen de chargeuses à pneus vers les installations de concassage. Une opération aussi appelée "marinage".
  • la purge pour la sécurité du personnel au moyen d’une pelle hydraulique assurant un grattage systématique des galeries pour faire tomber les éventuels blocs de gypse déstabilisés pendant les opérations précédentes.
  • le boulonnage et la pose de filets de protection au moyen de machines spéciales afin de garantir la stabilité du toit de gypse des galeries.
  • le concassage souterrain  qui après broyage et criblage, permet d'obtenir des granulométries particulières pour les différents clients et entraîne ni bruit, ni poussière.
  • le chargement du gypse concassé, directement dans les camions avec des chargeuses sur pneus.
  • la pose de bâches sur les remorques et l’arrosage des pistes de circulation pour éviter les envols de poussières.

Un circuit d’aérage complet est étudié et mis en place pour assurer la qualité de l’air. L’ensemble des opérations d’extraction ne génère aucun bruit, ni poussières à l’extérieur.

En région parisienne, le remblaiement s’effectue au fur et à mesure, au moyen de terres extérieures provenant des chantiers de terrassement, sous le contrôle d’un plan d’assurance qualité et selon une technique développée par Placoplatre® qui assure un compactage des terres et un comblement quasi total des galeries.


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