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Le gypse : formation et caractéristiques

Formation des gisements de gypse 

Les principaux gisements de gypse  de par le monde sont liés aux dépôts de roches sédimentaires, dites évaporites, dans les mers peu profondes, les lagunes et les lacs salés.

L’évaporation de l’eau dans ces milieux engendre une sursalinité et la précipitation des ions présents dans l’eau sous forme de roches solubles dites salines. Selon les conditions vont se déposer des chlorures ou sels (de sodium ou potassium) ou des sulfates de calcium. Les sulfates déposés cristallisent le plus fréquemment sous forme hydratée (gypse - CaSO 4 , 2H 2 O) mais parfois sous forme anhydre (anhydrite - CaSO 4 ).

Après une période de dépôt chimique très lente, mais qui peut durer parfois plusieurs millions d’années, le gypse va constituer des couches sédimentaires plus ou moins épaisses, contenant souvent des intercalations de niveaux de marnes ou de calcaires caractéristiques des variations des conditions de dépôt au cours du temps.

 En France le gypse est présent dans plusieurs régions et s’est déposés à différentes époques géologiques :

  • au Trias supérieur, il y a environ 220 millions d’années, pour les gisements des Alpes, du Jura, de la Lorraine et  des Pyrénées ;
  • au Jurassique supérieur, il y a environ 140 millions d’années, pour les gisements de Charente ;
  • à l’Eocène supérieur, il y a 35 millions d’années, pour les gisements du bassin parisien et de la région PACA.

Lorsque les couches géologiques n’ont pas subi de déformation tectonique importante, comme dans le bassin parisien par exemple, les gisements de gypse se présentent sous forme de couches horizontales peu ou très peu inclinées. Le gypse étant soluble celui-ci aura été préservé de la dissolution lorsqu’il est recouvert de couches imperméables (argiles et marnes) non décapées par l’érosion.

Lorsque les couches géologiques ont subies une forte déformation tectonique, par exemple dans les Alpes et les Pyrénées, les gisements exploitables sont de géométrie plus complexe et incluent plus ou moins de lentilles de roches « stériles » (schistes, dolomies, etc.).

Les gypses de synthèse 

Dans le cadre de technique d’écologie industrielle, certaines industries peuvent générer des gypses de synthèse susceptibles d'être valorisés dans la fabrication de plâtres .

Le désulfogypse est obtenu lors de la désulfuration des fumées des centrales électriques fonctionnant au charbon, en piégeant le souffre dans un bain de chaux. Le désulfogypse est produit en quantité importante, et valorisé en matière première du plâtre, dans les pays produisant beaucoup d’électricité à base de charbon (Europe du Nord et Europe de l’Est). En France la production de gypse à partir des quatre centrales thermiques d’appoint représente seulement 2,5 % de la consommation annuelle de gypse nécessaire aux différentes industries utilisatrices.

Le phosphogypse provient quant à lui de la fabrication des engrais phosphatés. De composition chimique complexe il ne peut être valorisé dans la fabrication des plâtres.


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