- Une entreprise pionnière
- Un esprit de responsabilité
- Une activité respectueuse
- Le bâtiment durable
La carrière de gypse de Cormeilles-en-Parisis, située dans le Val d’Oise (95) sur les communes de Cormeilles, Argenteuil, Sannois et Franconville, est en exploitation depuis près de deux siècles. Elle alimente l’usine de Cormeilles pour la fabrication de plâtres et de carreaux de plâtre.
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Chiffres clés :
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Ce qu'il faut savoir
Ouverte en 1822 par Pierre Etienne Lambert, la carrière de Cormeilles-en-Parisis a fait la renommée du plâtre de Paris. Près de 200 ans plus tard, la carrière a toujours une incidence économique très importante : elle assure 10% de la production nationale de gypse et 15% de celle de l'Ile de France.
Compte tenu de la pureté exceptionnelle de son gypse, environ 60% du plâtre exporté par la France provient de Cormeilles-en-Parisis.
Sur le site de Cormeilles, le gypse est aujourd’hui exploité à ciel ouvert. Cette carrière alimente l’usine de Cormeilles-en-Parisis pour la fabrication de plâtres industriels et de carreaux de plâtre. Elle transforme chaque année 360 000 tonnes de plâtres et 1,5 millions de m² de carreaux de plâtre.
L’extraction du gypse nécessite d’enlever les matériaux qui le recouvrent (sablons, marnes et argiles). Ces matériaux de découverture sont utilisés pour le remblaiement de la carrière dans les secteurs déjà exploités. Les trois couches ou masses de gypse, dont les épaisseurs respectives sont de 16m, 5m et 2m, sont extraites par tirs de mines (environ 2 tirs par semaine).
L’exploitation des 2ème et 3ème masses, moins homogènes, se fait de façon mixte : par explosif et par moyens mécaniques. Le gypse extrait est utilisé pour les plâtres de préfabrication, qui servent à la fabrication des carreaux. Le gypse très pur de la 1ère masse est dédié à la fabrication des plâtres nobles, ou plâtres industriels.
Une fois abattu, le gypse est acheminé jusqu’à un concasseur primaire situé non loin du front de taille où il est réduit en blocs de moins de 200 mm.
Pour éviter un transport du gypse par camion et limiter l’impact sur l’environnement, le gypse concassé est acheminé jusqu’à l’entrée de l’usine par un convoyeur électrique à bande. Le gypse passe ensuite dans un concasseur secondaire, où il est réduit à une granulométrie inférieure à 50 mm. Puis il est stocké dans des halls d’homogénéisation de l’usine, selon ses différentes qualités, avant d’être ensuite transformé en plâtre dans les fours.
Placoplatre réalise un suivi régulier de l’impact environnemental de l’exploitation de la carrière. Les résultats de ces mesures sont nettement inférieurs aux seuils réglementaires. La qualité des eaux superficielles est également régulièrement contrôlée. Les résultats sont présentés lors des Commissions Locales d'Information et de Suivi (CLIS).
La remise en état de la carrière de Cormeilles se fait au fur et à mesure de l’exploitation. Élaboré en concertation avec les collectivités locales, le projet de remise en état a pour but de reconstituer un espace naturel qui est cédé à la Région Ile-de-France au fur et à mesure des grandes phases du réaménagement coordonné à l’exploitation. Cet espace naturel qui s’intègre dans le parc de la butte du Parisis a vocation à être géré par l’Agence des Espaces Verts et ouvert au public.
Le comblement progressif de la carrière est réalisé avec les matériaux de découverture du site (marnes et sables) et avec des apports extérieurs de terres issues des chantiers de terrassement situés à moins de 10 km de la carrière. La provenance de ces matériaux est à tout moment connue et contrôlée par un plan d’assurance qualité. Dès que le modelé final du réaménagement est obtenu, les sols sont régalés en surface et systématiquement enherbés. Des écosystèmes et biotopes variés (boisements, prairies, mares) ainsi que des chemins sont recréés. Quelques fronts géologiques dans les meulières, les sablons et le gypse, sont préservés.
La carrière a fait l'objet en septembre 1990 d'une convention pilote avec l'Etat, le Syndicat Intercommunal de la Butte de Cormeilles, les communes limitrophes et l'Agence Régionale des Espaces Verts de la région Ile de France. Cette convention prévoit la cession à titre gracieux, tranche par tranche jusqu'en 2034, de 120 hectares remis en état à l'Agence des Espaces Verts (AEV). Aujourd’hui, 56 hectares ont déjà été réaménagés (dont 45 ha ont déjà été cédés à l'AEV), et plus de 100 000 arbres ont été plantés. Des fossés, des bassins et des écosystèmes variés ont été créés pour favoriser le développement de la biodiversité et réintégrer complètement le site à son environnement.
Les réserves de gypse exploitées arrivant à épuisement à l’horizon 2016 au rythme actuel d’exploitation, un projet est à l'étude pour poursuivre l’exploitation en souterrain sous la butte, afin de permettre la pérennité du site tout en assurant sécurité et respect de l'environnement.