Carrière de Le Pin-Villeparisis-Villevaudé

Située en Seine-et-Marne (77), la carrière de gypse de Le Pin - Villeparisis - Villevaudé est exploitée à ciel ouvert,  sur le secteur de Bois le Comte et Bois Gratuel. Elle est autorisée par l'arrêté préfectoral du 20 mars 2017 et alimente l’usine de Vaujours en gypse pour la production de plaques de plâtre. 

Carrière de Le Pin - Villeparisis

Chiffres clés :

  • Superficie Bois le Comte : 91 hectares (fin d'exploitation et remblaiement)
  • Superficie Bois Gratuel : 55 ha (démarrage de l'exploitation)
  • Effectif : 15 emplois permanents
  • Gypse extrait : 580 000 tonnes par an en moyenne

Le gypse : extraction et traitement

Sur le secteur de Bois le Comte , le gypse est extrait  à ciel ouvert à l’aide de moyens mécaniques. Il est concassé une première fois sur place, en blocs de moins de 30 cm. Ces derniers sont ensuite transportés jusqu’à l’usine via un convoyeur électrique à bande, capoté et silencieux, de plus de 4 km. Aucun camion ne circule ainsi ni sur les voies internes, ni sur la voie publique. 

A l’entrée de l’usine, le gypse  est à nouveau réduit à une granulométrie plus fine, inférieure à 4 cm, dans un concasseur secondaire entièrement couvert. Il est ensuite  stocké dans le hall d’homogénéisation avant d’être repris  et transformé en plâtre dans la plâtrière de l’usine.

Les réserves de gypse de Bois le Comte étant bientôt épuisées, l’extension autorisée en 2017 sur le secteur de Bois Gratuel (Villevaudé) prend le relais pour pérenniser l’alimentation de l’ usine de Vaujours .  

L’exploitation du secteur de Bois Gratuel est récente. Les travaux consistent à enlever les 25m de matériaux qui recouvrent le gypse (marnes et argiles). Ces matériaux de découverte sont déplacés et réutilisés pour remblayer les secteurs déjà exploités de la carrière côté Bois le Comte et accélérer le réaménagement. Lors de cette étape, les terres végétales sont stockées en merlons jusqu’à ce qu’elles soient réutilisées pour recréer les sols des zones réaménagées.

Les trois bancs de gypse seront exploités, soit 100% de la ressource selon une recette spécifique à la fabrication de telle ou telle gamme dans le processus industriel de fabrication des plaques de plâtre. Le gypse sera extrait de manière mécanique durant les premières années d’exploitation au moins. L’exploitation par tirs de mines séquentiels reste possible selon les secteurs envisagés.

Concernant la reprise des anciennes galeries souterraines de la zone des Mazarins, une technique (mécanique) spécifique, développée conjointement avec l’Ecole des Mines de Paris, sera mise en œuvre.

Le concassage primaire se fera en fond de carrière sur Bois Gratuel. Dès 2021, le gypse sera transporté jusqu’à l’usine par convoyeur à bande électrique. Il s’agira de l’actuel convoyeur, prolongé de près d’un kilomètre, et qui enjambera la RD105 par le pont construit en 2017.

La remise en état de la carrière

La carrière est remblayée et re-végétalisée au fur et à mesure de l’extraction du gypse, ce qui permet de réduire la surface en cours exploitation. C’est ce qu’on appelle la remise en état coordonnée.

Le plan de remise en état a été défini conjointement avec un bureau d’étude en écologie, et en liaison avec les collectivités locales et les services de l’état (DDT, DRIEE, …). Il s’intègre avec les espaces déjà réaménagés par Placoplatre dans ce secteur et préserve les continuités écologiques ainsi que la Dhuis. Il prévoit une remise en état forestière au droit de Bois Gratuel et une remise en culture des espaces agricoles du secteur les Mazarins.

Au total, Placoplatre a déjà réaménagé plus de 200 hectares sur ses carrières à ciel ouvert de la butte de l’Aulnay. Plus de 150 000 arbres ont été plantés, et de nombreux milieux diversifiés ont ainsi été recréés (bois, prairies, mares, vergers, cheminements ...).

Prenant en compte les attentes de la commune et des associations, plusieurs mesures de compensation et d’accompagnement ont été introduites dans le dossier, bien que celui-ci ait un faible impact sur les corridors écologiques.

  • en faveur de la forêt , avec en particulier le financement de 15 ha de reboisement dans des forêts domaniales gérées par l'ONF en Seine-et-Marne Nord (Crécy, Malvoisine et Montceaux) ;
  • en faveur des zones humides , avec notamment la création de six mares pour favoriser le développement des amphibiens et la gestion de six autres mares forestières pour restaurer leur fonctionnalité écologique ;
  • en faveur des chiroptères , avec la pose de nichoirs artificiels et la préservation d'1ha d'anciens cavages souterrains ;
  • en faveur de la faune  de manière plus globale, avec la préservation et la gestion de 32 ha d'ilot de sénescence pour favoriser les espèces forestières cavicoles et le suivi sur 20 ans de nombreuses espèces ;
  • en faveur des paysages , avec entre autre la préservation et le renforcement du cordon boisé le long de la promenade de la Dhuis et la création de nouveaux chemins pour mieux mailler le territoire à terme.

Une carrière exploitée de manière respectueuse

Comme toutes les carrières de Placoplatre, celle de Le Pin-Villeparisis-Villevaudé fait l’objet d’une gestion respectueuse de l’environnement, conforme à la législation et avec des règles de sécurité strictes pour limiter au maximum son impact. Un suivi environnemental régulier ainsi que des actions concrètes sont mis en place.

  • Pour prévenir les émissions de poussières, les pistes sont arrosées par temps sec et les talus d’exploitation sont enherbés rapidement. Le gypse est transporté via un convoyeur à bandes qui permet d’acheminer le gypse de façon silencieuse et sans émissions de poussières jusqu’à l’usine.
  • Les eaux de ruissellement sont collectées dans des bassins de rétention et son utilisées pour arroser à la fois les pistes et les espaces réhabilités.
  • Le bruit, les qualités de l’air et de l’eau sont intégrés  dans le suivi environnemental de la carrière selon les prescriptions de la réglementation en vigueur.
  • Afin d’éviter le transit par les voies publiques, un pont paysager a été construit pour permettre le transfert des matériaux de découverte vers la carrière actuelle via des voies de circulation internes.

 

Un pont construit au-dessus de la RD105

Placoplatre a fait construire un pont paysager au-dessus de la RD 105 pour permettre de transférer les matériaux de découverte du secteur de Bois Gratuel par voie interne, sans utiliser le réseau routier. Ce pont sera également emprunté par le convoyeur électrique à bande lorsque celui-ci sera prolongé.

Le pont enjambe d’une seule portée la RD 105 et la promenade de la Dhuis sans l’interrompre. La signalétique spécifique à la promenade de la Dhuis a été préservée.

Des aménagements complémentaires pour le confort et la sécurité de tous ont été aménagés :

  • la traversée de la route départementale a été sécurisée par un cheminement spécifique permettant aux piétons et aux cyclistes qui traversent la route d’avoir une bonne visibilité et un éclairage a été installé sous le pont ;
  • une paroi constituée de panneaux de bois, a été mise en place sur les façades du pont pour sa meilleure intégration paysagère ;
  • Les bas-côtés ont été plantés pour finaliser l’aménagement paysager du pont.
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