Carrière du massif de Montmorency

La carrière de gypse du massif de Montmorency, ou carrière de Baillet-en-France, est située dans le Val d’Oise (95) et s’étend sur 10 communes (Baillet-en-France, Bessancourt, Béthemont, Bouffémont, Chauvry, Domont, Montlignon, Saint-Leu-la-Forêt, Saint-Prix et Taverny).

Il s'agit de la plus grande carrière souterraine d’Europe.

Carrière du massif de Montmorency

Chiffres clés :

  • Superficie : 1418 hectares (dont 945 hectares exclusivement exploités par Placoplatre)
  • Effectif : 40 emplois sur site et 100 emplois indirects
  • Gypse extrait : 620 000 tonnes/an
  • Usines alimentées : 10 cimenteries du nord de la France et 2 cimenteries en Belgique

La carrière de gypse du massif de Montmorency, ou carrière de Baillet-en-France, est située dans le Val d’Oise (95) et s’étend sur 10 communes (Baillet-en-France, Bessancourt, Béthemont, Bouffémont, Chauvry, Domont, Montlignon, Saint-Leu-la-Forêt, Saint-Prix et Taverny).

Il s'agit de la plus grande carrière souterraine d’Europe.

Une carrière stratégique

Le massif de Montmorency constitue aujourd'hui le gisement de gypse le plus pur (taux de 95%) et le plus important de France. C’est une réserve stratégique de très long terme, un siècle environ. 

Le gypse extrait à partir de deux exploitations (deux opérateurs) alimente les industries du plâtre et du ciment :

  • les sites de fabrication de plâtre (57% de la production),
  • les industries cimentières du Nord de la France et de la Belgique (37% de la production),
  • les producteurs d'engrais et les chimistes (6% de la production).

Au vu de son importance stratégique et économique, la carrière a fait l’objet d’un classement en Projet d’Intérêt Général en 1999.

L’exploitation du gypse du massif de Montmorency remonte à 200 ans.

L’extraction du gypse

Dans la carrière souterraine du massif de Montmorency, seule la première masse de gypse, située à environ 80 mètres sous la forêt domaniale, est

exploitée. Il n’y a aucun impact sur le massif forestier qui recouvre la butte.

La carrière est exploitée par la méthode dite « des chambres et piliers » : des galeries de 8 mètres de largeur sont creusées sur 6 à 9 mètres de hauteur, soutenues par des piliers de 10*10m. Les anciens piliers en 16x16m sont recoupés par une seule galerie de 6,4 de large.

L’ extraction du gypse est réalisée par tirs de mines en utilisant des détonateurs avec court retard afin de réduire les vibrations générées.

Parfaitement contrôlée, la progression de l’exploitation s’effectue par le creusement de galeries orthogonales, positionnées par un géomètre garantissant le respect du périmètre.

Le gypse abattu est ensuite transporté vers les installations de concassage, de broyage et de criblage afin de répondre aux différents besoins de granulométries des industriels. Ces opérations, qui se déroulent à 80 m sous terre, ne génèrent aucun bruit, ni poussières à l’extérieur.

Pour une sécurité maximale, les fronts sont systématiquement purgés après l’évacuation du gypse abattu et des boulons d’ancrage sont mis en place pour soutenir le toit des galeries.

Le gypse concassé est ensuite acheminé aux différents clients par camions, dont les bennes sont bâchées avant la sortie de la carrière, pour éviter les envols de poussières.

Le remblaiement de la carrière : une mise en sécurité définitive

Après l’extraction du gypse, les galeries souterraines sont systématiquement remblayées. Ce remblai s’effectue jusqu’au toitau-delà des exigences de l’arrêté préfectoral qui autorisent un vide résiduel de 50 cm. Cette opération permet d’assurer la mise en sécurité définitive du site et de préserver la forêt domaniale de tout impact sur le long terme. Placoplatre remblaie également les vides historiques des précédents exploitants.

Ces remblais sont des terres et matériaux inertes provenant de chantiers de terrassement de la région. Leur acceptation fait l’objet d’une procédure qualité particulièrement stricte afin de garantir leur caractère non polluant.

 

UNE CARRIERE RESPECTUEUSE DE SON ENVIRONNEMENT

Limiter les vibrations des tirs de mine

Les vibrations liées aux tirs de mine sont suivies par un capteur permanent installé dans les bureaux de l’Office National des Forêts (ONF) en forêt de Montmorency. Lorsque l’exploitation se rapproche de la périphérie du gisement, plusieurs campagnes de mesures de vibration sont effectuées chaque année chez les riverains les plus proches à l’aide de capteurs mobiles installés par l’ INERIS et sous le contrôle d’un expert.

Les vibrations liées aux tirs de mine sonttrès inférieures aux exigences réglementaires: 100% des enregistrements sont en-dessous du seuil défini dans l’arrêté préfectoral autorisant l’exploitation, seuil deux fois plus strict que celui réglementaire habituel.

Eviter l’envol des poussières

Unarrosage régulier des pistes est réalisé pour éviter l’envol des poussières liées à l’activité. Les camions de gypse sont systématiquement bâchés après chargement et avant de sortir de la carrière pour l’acheminement aux clients.

Protéger les ressources en eau

L’exploitation n’a aucune conséquence sur le système hydro-géologique. En effet, d’importantes couches de marnes argileuses protègent le gisement de la nappe superficielle dans les sables de Fontainebleau, et la nappe phréatique sous le gisement est séparée par des niveaux argileux et située à plus de 60 mètres.

Enfin, pour les eaux de ruissellement aux abords de la carrière,quatre campagnes d’analyses chimiques sont réalisées chaque année. Les résultats montrent que l’exploitation n’induit aucun impact sur la qualité de ces eaux.

Limiter l’impact visuel

Les seules infrastructures situées en surface sont les puits d’aérage. Bien insérés dans la forêt, et sécurisés, ils ne constituent pas d’impact visuel.

L’accès, se fait par un tunnel situé au Nord du gisement sur la commune de Baillet-en-France. Il :

  • a une connexion directe sur la Francilienne Cergy-Pontoise / Roissy permettant aux camions de gypse et de remblais d’éviter les routes locales et les agglomérations ;
  • est réalisé dans une tranchée, bordée de merlons de protection avec une distance de raccordement la plus courte et directe, atténuant les nuisances sonores de la circulation ;
  • est inséré dans le paysage de manière exemplaire avec des bâtiments aux allures de fermes d’Ile-de-France.

Les mesures d'accompagnement pour les riverains et les communes

Optimiser la concertation

Des réunions de la Commission de Concertation et de Suivi (CCS) et des visites de la carrière sont organisées, sous l’égide de la sous-préfecture, les élus, en présence des administrations, exploitant, associations de défense de l’environnement, et associations de protection du cadre de vie. Lors de ces réunions, Placoplatre et les experts indépendants présentent les résultats environnementaux de manière transparente et systématique. Lieu d’information, la CCS est également un moment de débat et d’échange sur l’exploitation de la carrière et son réaménagement.

Participer activement au développement de la forêt domaniale

La vie de la forêt domaniale de Montmorency est liée depuis toujours à celle des carrières et depuis plus de 40 ans à celle des exploitants industriels.

Aujourd’hui, l’exploitation du gypse en souterrain génère une redevance élevée à l’ Office National des Forêts . Cette redevance participe àentretenir la forêt domaniale et à financer le développement harmonieux de la forêt et les aménagements pour l’accueil du public.

OK

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts et réaliser des statistiques de visites. En savoir plus et gérer ces paramètres.

×